Jeudi 15 octobre 2009 - 21h00
Prévu pour durer 1h15, le concert de Manu Galure s'est achevé après deux heures d'un spectacle héroïque. Et s'il avait dû écouter le public, ce jeune chanteur de vingt-trois ans aurait pu poursuivre jusqu'au bout de la nuit...
De l'énergie à revendre, des textes d'une maturité surprenante, un humour parfois cinglant mais qui pousse toujours aux rires, une interprétation époustouflante, on ne peut qu'être élogieux à l'égard de cet artiste toulousain. Subjugé, le public s'est laissé emporter dans l'univers de ce "gamin" à la décontraction déconcertante.
Son spectacle, il le maîtrise parfaitement avec une sorte de nonchalance positive, domptant par la même occasion les spectateurs qui, ce soir-là, et grâce à la magie du Théâtre de la Halle au Blé, ont partagé avec lui un fort moment d'intimité.
Manu Galure sait gérer la scène, entrecoupant son show d'intermèdes faits d'anecdotes, d'histoires, d'explications en tous genres, et de blagues. Préférant certaines compositions à d'autres, il avoue que "les chansons qu'on fait, c'est un peu comme les enfants. Des fois on les rate..." !
Auteur, compositeur et interprète, Manu Galure puise son inspiration dans les livres, les dictionnaires et les encyclopédies. Observateur fin, il fascine lorsqu'il chante "Les amours dégradées" et pourtant, il est l'auteur de "J'ai 20 ans, je vous emmerde" ! Manu joue avec les mots, adepte des paroles à sens.
Deux heures, une dose insuffisante. On est aujourd'hui en manque. Manu Galure a laissé une empreinte indélébile à la Halle au Blé.
A la sortie du concert, une séance de dédicaces et la vente de quelques dizaines de CD... Un succès bien mérité pour une belle programmation du Carroi signée Jean-Rémy Abélard.
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