Samedi 3 septembre 2011 - 16h00
Pour la troisième année consécutive, l'office de tourisme des Portes de l'Anjou proposait la visite d'un des quartiers de la commune de Durtal. Après les Trésors cachés et le Quartier Saint-Léonard, c'était au tour de Gouis de dévoiler ses secrets... Une cinquantaine de personnes est donc venue écouter l'histoire de Gouis contée par André Logeais et Charles Gravouil. Au programme, l'église et ses trésors, l'ancienne papeterie, le relais de poste et la maison de Dominique Poulain, artiste peintre.
Le maire de Durtal, en véritable conférencier - même s'il avouait que ni lui ni son adjoint à la Culture n'étaient de "vrais professionnels" - a présenté l'historique de ce quartier encore parfois considéré comme périphérie durtaloise. Il est vrai qu'il existait bien une frontière - l'Argance - et une rivalité entre Gouis* et Durtal, et ce, pendant très longtemps. Gouis faisait partie du Maine, Durtal de l'Anjou. Au point qu'après avoir obtenu l'autorisation d'établir un bourg, les moines de Saint Aubin qui administraient le prieuré avaient ordre d'y refuser tout habitant de Durtal !
Mais en 1059, le prieuré de Gouis, dédié à Saint Gervais et Saint Protais, basculait définitivement en Anjou... Il faudra cependant attendre 1791 pour que Gouis devienne une section de Durtal.
Quelques siècles plus tard, alors que les deux pôles avaient connu une longue époque de prospérité agricole, la papeterie de Gouis fut construite par M. Lentaigne en 1820. Grande entreprise de l'Anjou avec plus de 300 employés à son apogée, elle fonctionnait grâce à la force hydraulique. Malgré sa modernisation, elle cessa ses activités en 1972